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Paléontologie : Chapitre 3 : Les grandes crises biologiques.


faunes et flores de la crise permo-trias

I Définitions.

Les grandes crises biologiques correspondent à l’extinction en masse d’espèces sur une durée de l’ordre de 10.000 ans à 1 million d’années. Ces extinctions sont reconnaissables à l’échelle de la
planète. On peut en distinguer trois types :
  • Extinction graduelle.
  • Extinction par étapes.
  • Extinction catastrophique.
Il y aurait eu deux grandes crises. La plus importante des deux a eu lieu à la fin du Permien (-245 millions d’années) et aurait fait disparaître entre 50 et 57% des animaux marins et plus de 50% des familles d’animaux terrestres.
On peut observer quatre crises majeures :
  • Fin de l’Ordovicien (-435 millions d’années) : -25% des familles d’animaux marins.
  • Fin du Dévonien supérieur (-365 millions d’années) : -22% des familles d’animaux marins.
  • Fin du Trias (-215 millions d’années) : -22% des familles d’animaux marins.
  • Limite Crétacé-Tertiaire : -15% des familles d’animaux marins.
On distingue également quinze crises intermédiaires.
Depuis le Permien, on peut observer une périodicité de 26 millions d’années dans les crises.

Paléontologie : Chapitre 8 : Synthèse : Evolution et Milieu.


l3-paleontologie-chap8

L’évolution est la réponse de la vie, avec des essais avortés ou réussis, à la pression du milieu. Dans le milieu, on distingue deux aspects :
  • L’aspect d’un milieu extérieur à l’espèce : milieu physico-chimique et biotique.
  • L’aspect d’un milieu intérieur à l’espèce : la concurrence entre les individus crée la sélection naturelle. Si le milieu est stable, la population est stable (stase) où elle subit une pression orientée (auto-sélection) qui va créer une anagenèse. Si le milieu est instable, on a des crises, des évolutions irrégulières et des cladogenèses.

Paléontologie : Chapitre 7 : Les processus ontogénétiques dans l’évolution. hypermorphose

Ces processus forment un lien entre le développement de l’individu et la lignée phylogénique.
hypermorphose

I Ontogenèse et phylogenèse.

A La coquille d’un céphalopode actuel.

Exemple : le nautile.
Le nautile est un animal qui vit dans sa dernière loge (chambre d’habitation). L’avant-dernière est remplie d’eau et de gaz ; les autres sont remplies d’air. Au stade embryonnaire, l’animal vit dans sa protoconque (première loge). En grandissant, il va créer sa coquille en sécrétant à l’arrière de son corps, des cloisons successives.
Le nautile garde intactes, jusqu’à la fin de sa vie, toutes les phases de croissance de sa coquille. On peut y retrouver des stades embryonnaires, juvéniles, adultes et même séniles. Il en est de même pour les ammonoïdés.

Paléontologie : Chapitre 6 : Les modalités de la spéciation.

La spéciation est la création d’espèces.
Il existe différents modèles théoriques en fonction des conditions géographiques.

La spéciation péripatrique.

Représentation de la spéciation péripatrique
Dans ce cas, la création d’une nouvelle espèce se fait par isolement d’une population périphérique dans l’aire de peuplement de la population initiale.

Paléontologie : Chapitre 5 : Exemples d’évolution intra spécifique et trans-spécifique : La Microévolution.


I L’évolution graduelle.

A Principe.

Dans ce processus, les populations se modifient au cours des temps, de manière continue (graduelle), généralement lente, par l’accumulation de changements minimes, triés et orientés par la sélection naturelle. De génération en génération, le pourcentage des formes dérivées (sélectionnées) augmente et il détermine la modification progressive d’une lignée.

Paléontologie : Chapitre 4 : Principales phases de la macroévolution des céphalopodes.


Macroévolution ???

Les céphalopodes correspondent à une classe qui appartient à l’embranchement des mollusques. Ils sont caractérisés par un mode de vie marin et un régime carnivore : ce sont des prédateurs. Il existe quatre sous-classes :
  • Nautiloïdés (tétrabranchiaux). Ils ont une coquille externe et sont les derniers représentants actuels de ce cas (coquille externe).
  • Coléoïdea (dibranchiaux). On trouve dans ce groupe la seiche à coquille interne.
  • Ammonoïdés (fossiles). Ils étaient à coquille externe.
  • Bactritoïdés (fossiles). Ils étaient à coquille externe.
 

Paléontologie : Chapitre 2 : Histoire générale de la biosphère.

I Précambrien et première manifestation de la vie.

A Conditions chimiques du Précambrien.

L’atmosphère primitive s’est formée après l’accrétion de la Terre et un dégazage du manteau (-4,6 milliards d’années).
Composition de cette atmosphère : H2O (vapeur), H2, CH4, NH3, H2S, SO2, CO2, N2. L’O2 libre est absent. Il n’y a donc pas de couche d’ozone.
Cette atmosphère a été déduite des inclusions gazeuses que l’on a retrouvées dans des diamants ou dans des cristaux de sels. L’océan : il résulterait de la condensation de toute l’eau au cours du refroidissement de la Terre (mêmes éléments chimiques que l’atmosphère plus des sels solubles dont des chlorures des sulfates et du phosphate qui proviendraient de la croûte terrestre. On obtient donc des eaux salées, chaudes et légèrement basiques (pH proche de 8). Les UV arrivaient à la surface de l’eau et arrivaient jusqu’à dix mètres de profondeurs. L’oxygénation de la terre fut plus ultérieure (- 3,5 milliards d’années).
L’O2 apparaît en mer mais passe en totalité dans l’atmosphère. Quand le taux d’O2 atteint 1% dans l’atmosphère, une partie de l’O2 libre peut se maintenir dans l’océan (ce qui se produit à –2,5 milliards d’années). On le sait car des oxydes de fer apparaissent dans les sédiments marins durant le Protérozoïque. La teneur en O2 augmente fortement. A la fin du Précambrien, la teneur en O2 est de 18% (contre 21% actuellement) et de 1mL/L dans l’océan.

Paléontologie : Chapitre 1 : Fossiles et monde vivant.

I Définition de la paléontologie.

La paléontologie est la science qui étudie les êtres ayant vécu autrefois et dont les fossiles sont conservés dans les sédiments.